L’extérieur

Bâtiments et mires

L’Observatoire de Neuchâtel a été créé dans le but de  favoriser le développement de l’horlogerie de précision. Pour cela, il se basait sur la période de rotation de la Terre, qui était le moyen le plus précis à l’époque pour mesurer le temps. Il  devait dès lors se doter d’instruments de précision, qui étaient capables de déterminer précisément l’heure de passage de telle ou telle étoile au sud de l’Observatoire (méridien).

Le bâtiment de la méridienne

Situé au nord-ouest du site, ce bâtiment abritait la lunette méridienne de 11,7 cm de diamètre, chargée de mesurer avec précision le passage au méridien nord-sud des étoiles. On y trouve aussi la salle dans laquelle les chronomètres étaient conservés afin de vérifier leur exactitude.

L’Observatoire cantonal à Neuchâtel en 1862

Les mires de l’Observatoire

Construites en 1884, elles sont toutes trois situées sur le même méridien que la lunette méridienne, et permettaient de régler précisément son orientation à l’aide de signaux lumineux.

Le Pavillon Hirsch

Terminé en 1910, il est équipé d’une tour-coupole qui  renferme la grande lunette de 30 cm, d’une salle de conférences, d’un laboratoire de spectroscopie et d’un laboratoire de photographie. Il ne recevra le fameux sismographe de Quervain-Piccard qu’en 1926. Le bâtiment se voulait sobre, et à visée utilitaire.

A gauche : Pavillon Hirsch – A droite : Maison du Directeur

La maison d’habitation du Directeur

Elle fut construite en 1888 pour l’aide-directeur ; le Directeur n’y prendra ses quartiers qu’à la mort d’Adolphe Hirsch, qui préférait vivre dans le bâtiment principal. On y trouve la chaufferie, qui chauffe tous les bâtiments du site. En 1900, on construisit le Pavillon du mécanicien-concierge, démoli depuis.

Maison du Directeur

Pourquoi la précision est-elle nécessaire ?

La précision avait son importance pour les chronomètres de marine, qui étaient le seul moyen à l’époque de déterminer la position d’un navire au niveau de la longitude (est-ouest). Les chronomètres de marine étaient donc conservés trois mois à l’Observatoire, afin de déterminer leur niveau de fiabilité et de précision. En 1862, il en coûtait Fr. 30.– par instrument contrôlé.

Salle du service chronométrique